Hoody
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FILMHOODY
de Paul Raillard (2025 - 13')
Une jeune femme terrifiée par le monde extérieur, vit cloîtrée dans son appartement/refuge. À la suite d’un incident, elle va se retrouver brutalement hors de chez elle, chutant sans fin vers le gouffre de la ville et de sa dépression.
>>> un film produit par Les Films de Rita & Marcel
〝Le film est un condensé d’actions survoltées. (…) Chaque geste a des conséquences et le moindre faux pas est souvent fatal.〞Paul Raillard, réalisateurÀ PROPOSUne histoire de paradoxes
Paul Raillard explique les choix créatifs à l’origine de son film.
Dès le départ, ma volonté était de présenter un univers qui aurait sa propre logique surréaliste et qui existerait indépendamment de l’histoire.
Mon premier film, Symbiose, brouillait la frontière entre décors et personnage, presque tout le film se déroulant dans le corps du personnage principal. J’ai donc souhaité inverser le processus, en imaginant d’abord un monde, puis le confronter aux personnages. Hoody ouvre une fenêtre sur un futur dystopique : un bidonville vertical qui s’étend à perte de vue, rempli de lézards mutants, de sectes étranges et de savants fous.Le milieu urbain me fascine, m’attire et m’angoisse tout à la fois. C’est ce rapport paradoxal à la ville que j’ai souhaité retranscrire, en présentant un monde à la fois merveilleux et inquiétant.
Mes précédents travaux, plus courts et spontanés, ont été un moyen pour moi de dégager un style graphique propre. Pour contraster avec la violence et le ton pessimiste de ce film, le style de dessin est très naïf, humoristique et coloré. La palette de couleurs va du rose au violet, un camaïeu qui donne à la ville une atmosphère onirique, entre les tons chauds et froids, à l’image de l’identité de la cité.
Hoody, le personnage principal, est une jeune fille qui vit recluse dans un petit abri de fortune. Terrifiée par le monde extérieur (à raison), elle s’enferme de plus en plus dans un cocon douillet et cherche à fuir la réalité, ou du moins l’explorer sans dangers, comme en témoignent les piles de livres, bandes dessinées, films et jeux vidéo qui l’entourent jusqu’à former un véritable bunker.
En perdant brutalement son refuge, elle va devoir faire face aux multiples dangers de la ville. Ce triste sort est en réalité une bénédiction, c’est l’opportunité pour Hoody d’évoluer, de prendre confiance en elle et d’apprendre à vivre avec le chaos de la ville.
Elle incarne le processus de guérison de la dépression. Une dépression physique, représentée par sa traversée dans la ville : d’abord une chute dans les profondeurs de la cité, jusqu’à toucher le fond, disparaitre puis renaitre.
BIOGRAPHIEPaul Raillard
Paul Raillard est un artiste d’animation formé au dessin à l’école Émile Cohl, à Lyon. Il partage son univers graphique et son style singulier sur les réseaux sociaux, collabore comme animateur sur la série Tu mourras moins bête, diffusée sur Arte, et réalise des films personnels en animation 2D.
REVUE DES MÉDIASQuand ça tourne mal
FRANCE CULTURE 🎧 (2021-58') >>> Podcast Le meilleur des mondes. Que reste-t-il de nos dystopies ? Depuis le début du XXe siècle, les auteurs de science-fiction se sont largement penchés sur le concept de dystopie. En quoi celles-ci révèlent-elles les appréhensions d'une époque ? Comment les dystopies peuvent-elles nous alerter sur les risques inhérents à nos systèmes politiques, sociaux ?
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