Le village qui voulait replanter des arbres

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À Martigné-Ferchaud, en Ille-et-Vilaine, Léa répare le remembrement des années 1980, quand trois cent soixante kilomètres de haies, ces riches barrières végétales, ont disparu, déstabilisant profondément l'environnement.

La réalisatrice Brigitte Chevet fait le récit d'une commune qui tente de retrouver ce qu’elle a perdu. Un film sur une génération qui réapprend à regarder, comprendre et habiter le vivant.

Le village qui voulait replanter des arbres raconte une réparation. Celle d'un paysage, mais aussi de la mémoire collective.

FILM

LE VILLAGE QUI VOULAIT REPLANTER DES ARBRES

de Brigitte Chevet (2024 - 52')

Entre les années 1960 et 1980, le remembrement agricole, décidé pour favoriser l’agriculture moderne, intensive et mécanisée, a radicalement transformé la campagne française : trois arbres sur quatre abattus, le cycle de l’eau et des sols chamboulés, la biodiversité mise en danger.

Ce documentaire suit Léa dont le métier consiste à replanter des haies sur les terres agricoles de Martigné-Ferchaud en Sud Bretagne, parfois exactement là où on les avait arrachées il y a 50 ans.

>>> un film produit par Vincent GAZAIGNE, Talweg Production

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Un village à la reconquête de sa biodiversité, de la qualité de l’eau, des sols, du climat, et d’une nouvelle filière bois énergie. Un village juste un peu en avance.
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Brigitte Chevet, réalisatrice
À PROPOS

Jeunes pousses d'avenir

Brigitte Chevet explique le point de départ de son film : raconter l’urgence à réparer les excès du remembrement.

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Août 2022, je filme Léa Le Gentilhomme devant une jeune haie, le long d’un champ. Elle constate les dégâts, effarée : un bon tiers des plants qu’elle a mis en terre depuis un an sur la commune de Martigné-Ferchaud sont morts. Elle tire sur les petites branches qui cassent comme du verre. Tant de travail, pour rien… l’ironie, c’est que nous les avions plantés justement pour lutter contre la sécheresse, entre autres. Ces jeunes pousses n’ont pas survécu à une année historiquement chaude en Bretagne. Voilà cinq ans que cette jeune technicienne bocage arpente ce territoire du sud de l’Ille-et-Vilaine, employée par la communauté de communes de la Roche-aux-Fées. Sa tâche : faire avancer la cause de la replantation des arbres et des haies. Je vois en Léa l’une des figures importantes du film, sur le front d’un combat complexe : la replantation.

Au départ de cette histoire, il y a pour moi le désir de raconter un bouleversement majeur de nos paysages agricoles, une véritable rupture : le remembrement agricole. Qui, des années 1960 à 1980, pour favoriser l’agriculture moderne, intensive et mécanisée, a transformé nos campagnes, chamboulé le cycle de l’eau et la biodiversité. Nécessaire d’un certain point de vue, il est allé trop loin. À l’époque, peu de gens ont anticipé les conséquences de ce réaménagement brutal.


Le pari de mon documentaire est donc de raconter ce remembrement à la lumière de la nécessité actuelle à replanter, à travers la vie d’un village du bocage breton. Une commune agricole, pas plus écologiste que d’autres, mais qui a interdit l’abattage, aide à la replantation, parfois à l’endroit même où les arbres ont été arrachés il y a 40 ans. Un village à la reconquête de sa biodiversité, de la qualité de l’eau, des sols, du climat, et d’une nouvelle filière bois énergie. Un village juste un peu en avance, puisque c’est seulement récemment que l’État français a lancé son Plan haies, devant un effondrement majeur du vivant bocager.

À travers Martigné-Ferchaud, son maire, ses agriculteurs, sa technicienne bocage, des archives, j’ai souhaité raconter le passé à la lumière de la lutte actuelle pour la replantation.

BIOGRAPHIE

Brigitte Chevet

Chevet - Portrait - Gabarit

Brigitte Chevet a fait des études de langues puis de journalisme. Elle a réalisé de nombreux magasines télévisés, et une vingtaine de documentaires notamment pour France Télévisions. Elle vit à Rennes, en Bretagne, un territoire qu’elle aime explorer dans ses films, avec des thématiques liées à l’environnement, l’histoire, les destins de femmes.

REVUE DES MÉDIAS

Joyeux bocage

FRANCE INTER 🎧 (2025-32’) >>> La Terre au carré, Matthieu Vidard. L’histoire des haies, un objet pour la sociologie. Léo Magnin, chargé de recherche en sociologie au CNRS et auteur de La vie sociale des haies, retrace l'évolution contradictoire de ces éléments du paysage rural français, passés du statut d'obstacle à celui de rempart écologique.

SALAMANDRE JUNIOR 🎧 (2026-13’) >>> Série Sam et les explorateurs du vivant. Épisode 8 : Pourquoi les haies sont-elles importantes ?

TERRE VIVANTE 🎬 (2024-3’) >>> Série Les Escapades agroécologiques. Épisode 4 : Les haies anciennes et traditionnelles. Pouvoir débuter une activité agricole dans des parcelles entourées de haies anciennes, âgées de 50 ou 100 ans, c'est une grande chance ! Mais si ce n'est pas le cas, on peut planter des haies très diversifiées apportant de nombreux avantages.

TÉLÉRAMA 📝 (2025) >>> Le village qui voulait planter des arbres : trois ans au côté d’une technicienne bocage. Le documentaire Le Village qui voulait planter des arbres, sur Public Sénat, montre les efforts déployés en Ille-et-Vilaine pour réparer le paysage des décennies après le regroupement à marche forcée des terres agricoles. Un tournage sur trois ans.

COMMENTAIRES

    CRÉDITS

    réalisation Brigitte Chevet
    image Emmanuel Roy
    son Samuel Elling

    montage Claude Legloux
    mixage Tudi Le Nedic
    musique Vincent Burlot

    coproduction Talweg Production, France Télévisions – France 3 Bretagne, TVR, Tébéo, Tébésud, soutenues par la Région Bretagne
    avec la participation du CNC, de Public Sénat
    avec le soutien de la Région Bretagne en partenariat avec le CNC, de la Procirep et de l’Angoa

    Artistes cités sur cette page

    Chevet - Portrait - Gabarit

    Brigitte Chevet

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